Coups de coeur et Cie


Juste deux mots…

Une découverte inattendue que cet artiste à fleur de peau…il délivre de magnifiques textes sur une orchestration magique…… Un vrai coup de cœur et cette envie irrésistible de le  partager…

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(22/06/2013)


Le temps de vivre…il est trop tard…

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On ne sait pas toujours pourquoi on aime quelqu’un, c’est votre cœur qui vous le dicte et on aime un point c’est tout….il en est de même pour ces doux et talentueux rêveurs qui passent dans nos vies et qui nous ébranlent par leurs textes et leurs mélodies. Pourquoi ces émotions en les écoutant ? Cela ne s’explique pas ça se ressent et ça se vit.  Brassens, Ferré, Ferrat, Moustaki…..…ils font tous désormais  partie de ce triste club « des poètes disparus ».

 La môme qui a si magnifiquement chanté  la composition de Georges Moustaki, « Milord »,  a du  très certainement lui lancer amoureusement cette étrange invitation, « Allez venez Milord vous asseoir à ma table ».  Le poète  a accepté,  son âme s’envole,  ses ballades et  ses mots ………eux……… resteront avec nous………… merci   Mr Moustaki…

Le temps de vivre...il est trop tard... dans Crêve coeur images1

(23/05/2013)

 

 

 


Un cœur qui pleure…

Un cœur qui pleure... dans A coeur ouvert... seule_gr-300x196

Quand Mme J arrive à l’ institution je ne sais pas encore  pourquoi cette dame de 81 ans est placée. La fiche de liaison  la présente comme quelqu’un d’asocial et difficile à prendre en charge,  en terme plus simple et moins pompeux, elle a un fichu caractère et un parlé bien trempé.

Je rencontre cette vieille dame  15 jours auparavant, alors qu’elle visite l’établissement, je ne sais absolument rien d’elle. Dés son arrivée elle parle fort et de façon autoritaire. Les soignants lèvent déjà les yeux au ciel en voyant dans la future pensionnaire une charge inévitable de travail et de patience supplémentaires ( Certains d’entre eux ne savent toujours pas  que l’empathie et la douceur  sont mille fois plus bénéfiques qu’une théorie  d’école !!)  Je l’entends de loin, sa voix porte et son discours semble être préenregistré, elle  clame haut et fort à qui veut bien l’entendre toutes les 3 minutes chrono: « JE NE VEUX PAS RESTER ICI  ». Accompagnée du cadre de l’établissement et de deux soignants elle s’approche…

La vielle dame est  belle, son visage est harmonieux, ses rides rangées et symétriques, ses cheveux gris et lisses tombent sur ces épaules. Ses yeux sont clairs et remplis de méfiance. Je me mets à sa hauteur,  lui tends la main, plante mon regard dans le sien et  me présente. Je lui explique mon rôle et surtout, surtout je  lui fais comprendre  que je ne vois pas  en elle ce que beaucoup entrevoit….une vielle dame sénile. Elle a compris la gravité de la situation,  tout bascule à cet instant précis…..et ce pour le restant de sa courte vie . La présence de deux chats la rassure provisoirement. Elle s’apaise. Je comprendrais plus tard….

Elle est donc maintenant institutionnalisée depuis quelques jours. Elle est souvent réfractaire aux soins  et ne se trouve bien que dans le bureau où les chats sont présents et où la vie semble avoir un cours « normal »……un peu comme avant…. Dans l’optique de mettre en place son « projet de vie », bien que se terme la fasse doucement rigoler, je décide de faire plus ample  connaissance avec  cette pensionnaire décrite « agressive » et « froide » . Je lui propose l’entretien qu’elle accepte immédiatement , elle veut me parler. Elle me raconte tout …….. sa vie….ses  jolies  histoires…..sa fierté, son fils médecin …….. ses nombreux  chats, elle ne vit plus que pour eux, elle me les décrit amoureusement dans les moindres détails.  Et  puis elle me raconte  ses épreuves aussi. Le veuvage…..la maladie de son fils placé en institution lui aussi….la solitude, l’isolement puis l’indifférence. Cette indifférence mêlée à de nombreux soucis de santé qui petit à petit la mènera à vivre dans des conditions d’insalubrités. Les services sociaux sont alors interpellés. La machine est en marche, il est déjà trop tard.  Deux blouses  blanches viendront « l’arracher » ( au sens propre du terme)  de sa maison. Aucune tentative pour maintenir l’octogénaire à son domicile….le placement est brutal et définitif.  Les souvenirs évoqués ravivent la blessure. Elle  veut  « foutre le camp d’ici ». Ma voix est douce et  je lui confirme que j’entends tout ce qu’elle me dit. J’acquiesce et  je prends sa colère.

Elle se défend de rester a proximité des autres résidents les plus diminués physiquement. Elle les appelle les « déchets humains » ou « détritus ». Il ne faut  surtout pas traduire ici une méchanceté certaine ou un  dédain monstrueux  dans les mots de cette vielle femme usée par la détresse,  j’entends qu’elle est simplement  terrorisée, horrifiée à la seule  idée que d’ici peu elle puisse s’affaiblir et  leur ressembler.

L e temps est superbe…..la nature magnifique…une balade est improvisée pour clôturer l’entretien…malgré l’ambiance printannière,  sa révolte est omniprésente.  A l’ombre d’un tilleul, nous nous arrêtons sur un banc pour prendre le temps simplement…d’une voix déterminée elle  me questionne :

- Vous savez ce qu’est la liberté ?

- Oui…… je crois

- Et vous pensez que chacun y a droit ?

- Oui bien sûr

- Et bien moi je veux avoir la liberté de mourir chez moi avec mes  chats…vous entendez ?

- Oui je l’entends

- Alors pourquoi  on  me laisse pas cette liberté là ?

- …

- Aidez-moi à rentrer chez moi…

Je lui explique alors que je n’ai aucun pouvoir de décision sur les entrées et sorties de l’institution. Elle me rétorque que j’en ai un. Curieuse je lui demande lequel. Elle me répond textuellement :

« Et bien racontez tout ce que je vous dis et surtout n’oubliez pas de dire que je suis chiante et que je suis une trop grosse charge pour vous…ils me foutront dehors »

Je lâche un énorme sourire…surprise par sa malice et sa lucidité. Son visage se détend…elle sourit pour la première fois. Nous partageons un moment  de complicité. Un rayon de soleil…

Sa colère est désespoir, sa colère est  SOS,  la vie, le système, l’indifférence  lui ont  tout pris……le temps est magnifique, les oiseaux chantent, je quitte mon poste dans 30 min et  Mme J, elle,  veut mourir…..

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons. »

Martin Luther King

12/05/2013


L’amour pour tous…

L'amour pour tous... dans Au coeur du débat... cupidon

Des gens manifestent, s’injurient, s’indignent, on pourrait alors imaginer le pire des motifs qui justifierait ces mouvements de foule…en fait on parle juste du plus noble des sentiments…l’Amour !  Dans cette société où l’indifférence et la violence transpirent au quotidien,  l’amour est une chose bien trop précieuse pour oser vouloir l’étouffer dans son nid. Mais qui sont-ils tous ces gens qui refusent de voir s’unir ceux qui s’aiment ?  Qui sont-ils ces donneurs de leçons ? Leur  pseudo normalité   les aveugle.  Doit-on forcément vivre les choses pour les comprendre et les accepter ? Je ne crois pas, il faut juste apprivoiser ce joli mot qu’est la tolérance. Aucun d’entre eux ne peut donc envisager  qu’un de leur chérubin, d’ici quelques années, soit amoureux d’un(e)  ami(e) du même sexe ? Que feront-ils ces gens là avec leurs douteux principes ? Et quand ils cherchent des victimes, les enfants semblent alors être le vrai cœur du problème…..et depuis quand un trop plein d’amour est-il une maltraitance ?  Le monde change, les égalités  s’affichent et se revendiquent logiquement. Aujourd’hui est un jour spécial, celui  du droit à la liberté d’aimer…

L’amour n’a pas de sexe, c’est une certitude….et pour cause…..Cupidon n’en a pas non plus….

« Tout l’univers obéit à l’amour; Aimez, aimez, tout le reste n’est rien » Jean de La Fontaine

 

 

 

 

 


Gérard ment vu ça !!!

Gérard ment vu ça !!! dans Au coeur du débat... index1

Il m’a bousculée dans « Les valseuses », effleurée dans « La femme d’à coté », émue dans « Jean de Florette », bouleversée  dans « Cyrano », amusée dans « Asterix » , charmée dans « La tête en friche »….. Je parle bien sûr du monumental Gérard Depardieu. Une liste de films non exhaustive  pour laquelle d’ailleurs je manquerais certainement de superlatifs. J’admire l’acteur et son talent. Mais que dire de ces deux dernières productions à gros budgets ??? « Gerard chez les Belges » et « Gérard en Russie »  deux nouvelles comédies à   pleurer tristement de rire….Après les aventures de l’adorable Martine et de l’intrépide Tintin, voici celles de l’odieux Depardieu…  Certes, et j’en conviens, la liberté  de chacun ne doit entraîner de jugements trop hâtifs. Mais il s’agit tout de même ici d’une façon bien cavalière de renier d’un bloc un pays qui a tout permis et offert à l’exubérant comédien.

Un des arguments préférés de ses défenseurs est qu’on parle ici d’icône du cinéma Français. Icône, rappelons le, dont  les frasques de ces dernières années ont bien entaché le panache et l’élégance du somptueux Cyrano. L’artiste  exige du respect, lui qui, l’avouant ouvertement, à quelque peu manqué de délicatesse et d’attention envers ses propres enfants. Une filmographie impressionnante ne donne pas tous les droits. Pas ceux de la vulgarité et de la provocation en tous cas.

Brigitte Bardot déclare à son tour vouloir s’exiler en Russie…..un pays où les animaux sont considérés dit-elle…..mais où l’on tabasse quiconque pourrait menacer ou contredire une seule des idées du pouvoir en place !!!!

Grand bien leur fasse à tous les deux.  La France, fort heureusement, ne perd pas ici les plus grands intellects du pays.

Edmond Rostand quand il a écrit son chef-d’œuvre  « Cyrano » ne se doutait pas que cette réplique puisse un jour, comme une ultime provocation, crier de vérité  dans la bouche de Gérard Depardieu….

« Eh bien ! Oui, c’est mon vice. Déplaire est mon plaisir. J’aime qu’on me haïsse. »

Edmond Rostand


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