Coups de coeur et Cie


Fabliau composé au bord de La Fontaine…

C’est donc ainsi que tu me perçois ? Cigale futile ne pensant qu’à son plaisir! Laisse moi te conter la véritable histoire…

LAMISSNATH ET SON BEL AMI

Lamissnath ayant chanté
Sans compter,
Se trouva fort dépourvue
Quand Fabrice fut venu.
Pas un seul petit billet de mots,
Rien de bien à propos.
Elle alla crier famine
Chez ce bel ami ,chagrine
Le priant de lui prêter
Quelques posts pour subsister
Jusqu’à l’inspiration nouvelle.
Je te les rendrai, lui dit-elle,
Avant Noël, tout un récital,
Doux comme des pétales.
Le bel ami la voit trop rêveuse;
C’est là son moindre défaut.
« Que faisais-tu flâneuse au bord de l’eau ?
Dit-il à cette emprunteuse.
–Nuit et jour à tout venant
Je composais, pour que cela plaise.
–Tu composais ? belle parenthèse!
Eh bien! racontes maintenant

Moralité : Il ne faut point confondre temps de réflexion et paresse…
Reçois, mon bel ami, toute ma tendresse…

(10/12/2009)


Histoire de coeur…

dimey.jpg

« J’ai le cœur aussi grand » est un poème écrit par Bernard Dimey.
Ce poète et chansonnier, nous a laissé de magnifiques textes.
Il est l’auteur, entre  autre, de « Syracuse » (Henry Salvador) et de « La mer à boire » (Charles Aznavour).
Souvent récités sur un air d’accordéon, ses écrits deviennent de sublimes
moments d’émotion.

J’ai le cœur aussi grand
Qu’une place publique
Ouvert à tous les vents
Voire à n’importe qui
Venez boire chez moi
Trois fois rien de musique
Et vous y resterez
Comme en pays conquis

J’ai le cœur en déroute
Il ne bat que d’une aile
Il bat comme un volet
Les nuits qu’il fait du vent
Ne le prenez jamais
Surtout comme modèle
Car je vais en mourir
Avant qu’il soit longtemps

À vingt ans, cœur joyeux
Moi qui ne savais rien
J’allais aux quatre coins
Des horizons du monde
Je croyais comme vous
Que la Terre était ronde
Et les hommes parfaits
Je m’en portais si bien

Mais le cœur que l’on porte
Au fond de sa poitrine
On ne le choisit pas
On en fait ce qu’on peut
Aux quatre coins de moi
Le chagrin se dessine
Mon bonheur à présent
Se meurt à petit feu

J’ai le cœur aussi grand
Qu’une place de foire
On y vient sans façons
On y fait Dieu sait quoi
Mais je ne voudrais pas
Qu’on en fasse une histoire
Cette histoire de cœur
Ne regarde que moi

(05/12/2009)


Esprit es-tu là  ?

noeldore.jpg

Ça sent le sapin !!…… Dieu merci, c’est pour la bonne cause. C’est presque Noël et le roi de nos forêts, toujours aussi majestueux, prend racine sur nos trottoirs et dans nos salons. Mais voilà, C’EST LA CRISE, on nous l’a annoncé au journal télévisé, tristesse dans la voix, cette année les cadeaux seront moins nombreux sous le précieux arbre de Noël.
ENFIN ! diront certains, qui chaque année dénoncent et condamnent cette abondance et ce gaspillage mais qui malgré tout ne peuvent éviter d’être les premières victimes de cette spirale infernale qu’est la frénésie des achats de Noël. RIEN DE NOUVEAU ! diront d’autres, résignés qui depuis de si nombreuses années ne peuvent s’offrir aucune extravagance et qui ne voient pas de différence avec les années précédentes si ce n’est une aggravation de leur situation.

A défaut de s’inquiéter, de s’alarmer de cette précarité qui gagne du terrain ouvertement, on déplore que les excès soient, cette année, modérés.
Alors que dans cette société tant de choses sont à prendre et à donner, une de nos inquiétudes est de ne pouvoir acheter de superflus.

L’esprit de Noël existe-t-il encore ?
Peut-il adoucir, le temps d’une communion, l’angoisse du lendemain ?
Je veux croire qu’aujourd’hui encore un chant de Noël, qui surgit d’un coin de rue, reprit par une chorale d’enfants suffise à tempérer la colère d’un homme. Je veux croire qu’une guirlande qui s’illumine pour la première fois sur l’arbre familial et qui allume les yeux de tous, permette à chacun d’espérer des jours meilleurs. Je veux croire qu’un repas de fête, aussi modeste soit-il mais riche de la présence de tous les êtres qui nous sont chers, réussisse à apaiser les tensions de toute une année. Enfin je veux croire que le geste, le sourire, l’attention que nous voudrons bien offrir à quelqu’un, proche ou inconnu, puisse, à l’image de cette goutte d’eau, faire déborder ces cœurs oubliés et en mal d’amour.

Utopie ? Peut-être….Foi en l’humanité ? Certainement…
Que cette magie tant espérée élise domicile dans nos foyers et qu’elle apporte à chacun de merveilleux instants de bonheur.

(03 Décembre 2009)


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