Coups de coeur et Cie


Archive de la catégorie

Liste des articles dans la catégorie A coeur ouvert….

De l’ombre à la lumière…

 

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L’existence comme un fragile  cristal

Reprend soudain sa place sur son piédestal

Il y a de doux  instants bénis dans la vie

Où l’on voudrait savoir  à qui  dire MERCI

Intervention divine ou souffle d’un ange…

A qui faut-il murmurer  ces utiles  louanges ?

Certains  aiment à  le chanter  sur les toits

Moi, je le préfère,  blotti au fond  de soi

Du cœur à l’esprit, le chemin est naturel

Il  suffit d’un  rien, d’un battement d’ailes

Pour  entendre à nouveau l’angélique mélodie

D’un poète céleste qui  clame  « C’est beau la vie !»

(16/09/2013)

 


Entre nous…

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Robert Doisneau

Je suis nostalgique de ce temps où j’étais  gosse,

Où les souffrances n’étaient que bleus ou  bosses.

Aujourd’hui la belle insouciance n’est plus,

Le cœur ouvert ,  la douleur s’invite, s’insinue.

 Mais quel bonheur que cet exquis sentiment !

Celui qui vous effeuille et qui vous fait amant .

Mon  tendre et  si  précieux  amour…

Rien ne s’apaise, tu me manques… toujours…

Pas une seule fois le soleil ne se couche

Sans que je ne souhaite le goût de ta bouche.

Plus  une  seule nuit ne s’offre à  moi

Sans que mes rêves ne parlent de toi.

Je voudrais te le murmurer brûlante de fièvre

Et venir le déposer au bord de tes lèvres…. 

Sur quelques notes de désir, l’âme bohème

Te dire ô combien mon ange…je t’aime…

(04 /07/2013)


Un cœur qui pleure…

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Quand Mme J arrive à l’ institution je ne sais pas encore  pourquoi cette dame de 81 ans est placée. La fiche de liaison  la présente comme quelqu’un d’asocial et difficile à prendre en charge,  en terme plus simple et moins pompeux, elle a un fichu caractère et un parlé bien trempé.

Je rencontre cette vieille dame  15 jours auparavant, alors qu’elle visite l’établissement, je ne sais absolument rien d’elle. Dés son arrivée elle parle fort et de façon autoritaire. Les soignants lèvent déjà les yeux au ciel en voyant dans la future pensionnaire une charge inévitable de travail et de patience supplémentaires ( Certains d’entre eux ne savent toujours pas  que l’empathie et la douceur  sont mille fois plus bénéfiques qu’une théorie  d’école !!)  Je l’entends de loin, sa voix porte et son discours semble être préenregistré, elle  clame haut et fort à qui veut bien l’entendre toutes les 3 minutes chrono: « JE NE VEUX PAS RESTER ICI  ». Accompagnée du cadre de l’établissement et de deux soignants elle s’approche…

La vielle dame est  belle, son visage est harmonieux, ses rides rangées et symétriques, ses cheveux gris et lisses tombent sur ces épaules. Ses yeux sont clairs et remplis de méfiance. Je me mets à sa hauteur,  lui tends la main, plante mon regard dans le sien et  me présente. Je lui explique mon rôle et surtout, surtout je  lui fais comprendre  que je ne vois pas  en elle ce que beaucoup entrevoit….une vielle dame sénile. Elle a compris la gravité de la situation,  tout bascule à cet instant précis…..et ce pour le restant de sa courte vie . La présence de deux chats la rassure provisoirement. Elle s’apaise. Je comprendrais plus tard….

Elle est donc maintenant institutionnalisée depuis quelques jours. Elle est souvent réfractaire aux soins  et ne se trouve bien que dans le bureau où les chats sont présents et où la vie semble avoir un cours « normal »……un peu comme avant…. Dans l’optique de mettre en place son « projet de vie », bien que se terme la fasse doucement rigoler, je décide de faire plus ample  connaissance avec  cette pensionnaire décrite « agressive » et « froide » . Je lui propose l’entretien qu’elle accepte immédiatement , elle veut me parler. Elle me raconte tout …….. sa vie….ses  jolies  histoires…..sa fierté, son fils médecin …….. ses nombreux  chats, elle ne vit plus que pour eux, elle me les décrit amoureusement dans les moindres détails.  Et  puis elle me raconte  ses épreuves aussi. Le veuvage…..la maladie de son fils placé en institution lui aussi….la solitude, l’isolement puis l’indifférence. Cette indifférence mêlée à de nombreux soucis de santé qui petit à petit la mènera à vivre dans des conditions d’insalubrités. Les services sociaux sont alors interpellés. La machine est en marche, il est déjà trop tard.  Deux blouses  blanches viendront « l’arracher » ( au sens propre du terme)  de sa maison. Aucune tentative pour maintenir l’octogénaire à son domicile….le placement est brutal et définitif.  Les souvenirs évoqués ravivent la blessure. Elle  veut  « foutre le camp d’ici ». Ma voix est douce et  je lui confirme que j’entends tout ce qu’elle me dit. J’acquiesce et  je prends sa colère.

Elle se défend de rester a proximité des autres résidents les plus diminués physiquement. Elle les appelle les « déchets humains » ou « détritus ». Il ne faut  surtout pas traduire ici une méchanceté certaine ou un  dédain monstrueux  dans les mots de cette vielle femme usée par la détresse,  j’entends qu’elle est simplement  terrorisée, horrifiée à la seule  idée que d’ici peu elle puisse s’affaiblir et  leur ressembler.

L e temps est superbe…..la nature magnifique…une balade est improvisée pour clôturer l’entretien…malgré l’ambiance printannière,  sa révolte est omniprésente.  A l’ombre d’un tilleul, nous nous arrêtons sur un banc pour prendre le temps simplement…d’une voix déterminée elle  me questionne :

- Vous savez ce qu’est la liberté ?

- Oui…… je crois

- Et vous pensez que chacun y a droit ?

- Oui bien sûr

- Et bien moi je veux avoir la liberté de mourir chez moi avec mes  chats…vous entendez ?

- Oui je l’entends

- Alors pourquoi  on  me laisse pas cette liberté là ?

- …

- Aidez-moi à rentrer chez moi…

Je lui explique alors que je n’ai aucun pouvoir de décision sur les entrées et sorties de l’institution. Elle me rétorque que j’en ai un. Curieuse je lui demande lequel. Elle me répond textuellement :

« Et bien racontez tout ce que je vous dis et surtout n’oubliez pas de dire que je suis chiante et que je suis une trop grosse charge pour vous…ils me foutront dehors »

Je lâche un énorme sourire…surprise par sa malice et sa lucidité. Son visage se détend…elle sourit pour la première fois. Nous partageons un moment  de complicité. Un rayon de soleil…

Sa colère est désespoir, sa colère est  SOS,  la vie, le système, l’indifférence  lui ont  tout pris……le temps est magnifique, les oiseaux chantent, je quitte mon poste dans 30 min et  Mme J, elle,  veut mourir…..

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons. »

Martin Luther King

12/05/2013


Douce trêve…

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Ce petit ange envolé de mon sapin….

qu’il vous apporte joie, bonheur et amour pour les fêtes à venir

avec tous ceux qui vous sont chers…Joyeux Noël 

et Belle Année 2013 !!


Le changement…c’est maintenant !

Quel que soit son statut, nul n’a le droit d’ignorer et de bafouer avec arrogance la souffrance des plus démunis…

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« La liberté et la démocratie exigent un effort permanent. Impossible à qui les aime de s’endormir »

François Mitterand



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